J’ai longtemps cru que les bio-intrants étaient une alternative aux fertilisants classiques.

Une solution différente. Un autre moyen d’apporter des éléments aux cultures.

Puis, avec les années de terrain, les essais et l’observation des sols, mon regard a changé.

J’ai compris que la vraie question n’était peut-être pas:


« Par quoi remplacer nos fertilisants actuels ? »

Mais plutôt:


« Comment retrouver notre capacité à produire une partie de notre propre fertilité? »

Pendant longtemps, nous avons considéré la fertilité comme quelque chose qui venait principalement de l’extérieur. Un truc transcendant:

‭→Un besoin apparaît? On apporte une solution.

‭→Un manque est identifié? On apporte un produit.

Cette logique a permis des progrès importants. Cependant elle nous a parfois éloignés d’une réalité qui me semble tout à fait essentielle:


Un sol fertile n’est pas seulement un sol auquel on ajoute des éléments.

C’est un milieu vivant, capable de transformer, d’échanger et de rendre disponibles les ressources nécessaires aux plantes.

C’est là que ma vision des bio-préparations a évolué. Ils ne sont pas seulement des produits différents. Ils sont une manière différente de reconnecter:

  • la matière organique,
  • la vie du sol,
  • les plantes,
  • les ressources locales,
  • les territoires.

Aujourd’hui, et apparue progressivement une question me semble essentielle:


Pourquoi importer de la fertilité alors que nos territoires produisent déjà une partie des ressources nécessaires ?

Nos matières organiques ne sont pas uniquement des déchets à gérer. Elles peuvent devenir des ressources agricoles.

C’est cette réflexion qui guide mon travail autour des bio-préparations comme le compost et le bocashi; de la valorisation des ressources organiques locales.

J’ai développé cette réflexion dans cet article:


Lire l’article complet : Bio-intrants agricoles, une nouvelle vision de la fertilité

Et vous, avez-vous déjà changé votre regard sur une évidence agricole que vous pensiez acquise?

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