J’ai longtemps cru que le principal problème des agriculteurs était le prix des fertilisants.

Et cette analyse semblait évidente.

Quand le prix des engrais augmente, la pression économique augmente immédiatement sur les exploitations.

Chaque agriculteur le ressent directement.

Mais avec les années de terrain, mon regard a évolué.

Le prix des fertilisants est une réalité.

Mais il révèle surtout une question plus profonde :


Pourquoi nos systèmes agricoles dépendent-ils autant de ressources qu’ils ne maîtrisent pas ?

Pendant longtemps, nous avons pensé la fertilisation principalement comme un acte d’achat.

Un besoin apparaît ?

On apporte une solution.

Un manque est identifié ?

On apporte un produit.

Mais un sol fertile ne fonctionne pas uniquement grâce aux apports extérieurs.

Il fonctionne aussi grâce à sa capacité à transformer les ressources disponibles.

C’est là que ma vision a changé.

La question n’est peut-être pas seulement :


« Comment payer moins cher nos fertilisants ? »

Mais plutôt :


« Comment retrouver une plus grande capacité à produire localement une partie de notre fertilité ? »

Nos territoires produisent déjà de nombreuses ressources organiques :

  • résidus agricoles ;
  • déchets verts ;
  • biomasses végétales ;
  • coproduits alimentaires.

Ces ressources ne sont pas seulement des contraintes à gérer.

Elles peuvent devenir des leviers d’autonomie agricole.

C’est cette réflexion qui guide aujourd’hui mon travail autour des

bio-intrants
,
du bocashi et de la valorisation des matières organiques locales.

J’ai développé cette réflexion dans cet article :


Lire l’article complet : Prix des fertilisants et autonomie agricole

Et vous, pensez-vous que l’avenir de la fertilité agricole passera uniquement par l’achat d’intrants ?

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