J’ai longtemps cru que les solutions agricoles venaient forcément de l’extérieur.
Un problème apparaît ?
On cherche une solution disponible sur le marché.
Un besoin est identifié ?
On recherche un produit capable d’y répondre.
Cette logique a accompagné une grande partie de la modernisation agricole.
Elle a permis de nombreux progrès.
Mais avec les années de terrain, mon regard a changé.
J’ai commencé à me poser une autre question :
Et si une partie des solutions existait déjà autour de nous ?
Nos territoires produisent chaque année de nombreuses ressources :
- résidus agricoles ;
- déchets verts ;
- biomasses végétales ;
- coproduits organiques.
Ces ressources sont souvent considérées comme des contraintes à gérer.
Pourtant, elles peuvent représenter un potentiel important pour la fertilité des sols.
La question n’est peut-être pas seulement :
« Qu’allons-nous acheter pour améliorer nos systèmes agricoles ? »
Mais aussi :
« Comment mieux valoriser ce que nos territoires produisent déjà ? »
L’autonomie agricole ne signifie pas tout produire soi-même.
Elle signifie retrouver une capacité d’action sur des ressources essentielles.
La fertilité des sols en fait partie.
C’est cette réflexion qui m’a conduit à travailler autour des
bio-intrants
,
du bocashi et de la transformation des matières organiques locales.
L’enjeu n’est pas de remplacer toutes les solutions existantes.
Il est de reconnecter :
- les ressources disponibles ;
- les besoins agricoles ;
- les acteurs d’un même territoire.
C’est une autre manière de penser la robustesse agricole.
J’ai développé cette réflexion dans cet article :
Lire l’article complet : Autonomie agricole, pourquoi mieux valoriser nos ressources locales
Et vous, quelles ressources de votre territoire pensez-vous encore sous-estimées ?
