J’ai longtemps cru que la performance agricole suffisait à rendre un territoire solide.
Pendant longtemps, j’ai associé la réussite d’un territoire agricole à quelques indicateurs évidents :
- des productions performantes ;
- des exploitations efficaces ;
- des rendements élevés.
Ces éléments restent importants.
Ils témoignent du savoir-faire des agriculteurs et de la capacité d’un territoire à produire.
Mais avec les années de terrain, une autre question est apparue :
Un territoire qui produit beaucoup est-il forcément un territoire robuste ?
La performance et la robustesse ne répondent pas exactement à la même question.
La performance cherche souvent à optimiser l’existant.
La robustesse cherche à préserver la capacité à fonctionner malgré les contraintes.
Aujourd’hui, les territoires doivent faire face à de nombreux défis :
- évolution climatique ;
- fragilité des ressources ;
- dépendances économiques ;
- pression sur les sols.
Dans ce contexte, une question devient essentielle :
Comment renforcer les capacités internes d’un territoire ?
Cela passe notamment par une meilleure valorisation des ressources déjà présentes :
- matières organiques locales ;
- biomasses disponibles ;
- ressources agricoles et territoriales.
La fertilité des sols n’est donc pas seulement un sujet agricole.
C’est aussi un enjeu territorial.
Un sol fonctionnel participe à la production, à la gestion de l’eau et à la capacité d’adaptation des systèmes agricoles.
C’est cette réflexion qui guide mon travail autour des
bio-intrants
,
de la transformation des matières organiques et des
territoires plus robustes
.
L’Aérobocashi n’est pas une finalité en soi.
C’est un outil parmi d’autres pour reconnecter les ressources locales, la fertilité des sols et les dynamiques territoriales.
J’ai développé cette réflexion dans cet article :
Lire l’article complet : Territoires agricoles robustes, pourquoi la performance ne suffit plus
Selon vous, qu’est-ce qui rend réellement un territoire robuste ?
